Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le défi des textes de philosophie et de leurs commentaires
  • Le défi des textes de philosophie et de leurs commentaires
  • : Promouvoir le caractère vérifiable de ce qui peut être dit
  • Contact

Profil

  • DéfiTexte
  • Auteurs étudiés en ce moment : Frege, Ecrits logiques et philosophiques ; Husserl, Recherches logiques ; Wittgenstein, Remarques philosophiques ; Aristote, Métaphysique.

Recherche

Archives

11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 19:28

Mais que voit le philosophe lorsqu’il monte au-dessus de la caverne vers la théorie donnant à voir « ce » qui est donné à voir ? En chemin, entre l’ombre et la lumière, le philosophe rencontre la réalité des marionnettes. Les ombres sont leurs ombres et le roi qui tire les ficelles est au-dessus dans la lumière.

On dit que Platon conclut par des apories ! Mais il ne faut pas oublier que l’important, la consistance, ce sont les marionnettes bien réelles dont le commun voit les ombres et dont le philosophe roi tire les ficelles. Dans les textes de Platon, l’important signifiant est indiqué dès le début des textes, d’entrée de jeu, lors des rencontres entre interlocuteurs en lieu et place des premiers paragraphes. Voyez ce que nous avons dit sur les conditions de la beauté puis de la philosophie même : elles sont données au tout début, dans le prologue du Phèdre (227 a). Platon renverse les valeurs, comme le fait l’amour par quoi le faible l’emporte sur le fort et le fort succombe devant le faible : l’important est au début dans la lumière, les conclusions sont au milieu, lieu de l’intermédiaire ; la terminaison est aporétique. Ainsi en réalité, Platon conclut en lieu et place de l’intermédiaire et non pas en terminant ! Ses terminaisons ne sont pas ses conclusions, mais des ombres !

Comme Dupin le fin limier logicien, voyant, il s’agit de voir ce qu’il y a à voir : les lieux avant les choses, les choses étant révélées par les lieux…

Repost 0
Publié par DéfiTexte - dans Platon
commenter cet article
22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 19:02

La définition de la philosophie, on la connait depuis Platon, République, Livre VIII, où Socrate expose l’allégorie de la caverne.

Par définition, la philosophie donne à voir ce qui est donné à voir : elle est une action avant d’être une matière, la poursuite du savoir hors de l’ignorance.

D’abord, le philosophe voit dans le soleil ce qui est donné à voir dans l’ombre : « philosophe roi », cela veut dire « au-dessus des autres ». Il est actif par l’esprit au-dessus de la masse passive des ombres enchainées et bornées. Il n’est pas de ceux qui imposent des contenus ! Son action colore la banalité grise, elle donne sa valeur ajoutée à la connaissance, la vue de la vue, en puissance deux.

Ainsi, il identifie les totalités : par exemple, il voit « justice » dans l’équilibre social d’une république idéale, il voit l’objet logique sous le phénomène, il tire la morale de l’histoire.

Sans philosophie, on ne voit que des ombres, mais plus grave encore, on se trompe de totalité : si un porteur de vérité parle d’en haut (truth bearer), l’écho en bas est attribué à une ombre. Alors, rien n’est entendu à la source et « ce qui vient de partout » n’est pas correctement attribué : une idée est prise pour une opinion !

Ensuite, à l’ombre de la caverne, les hommes ne peuvent pas tourner la tête : « enchainés, ils ne peuvent bouger ni voir ailleurs que devant eux, la chaine les empêchant de tourner la tête ». Le philosophe est actif, il bouge librement, il tourne la tête, il monte les chemins rudes et escarpés, hors des chaines. Puis il redescend pour donner.

Le philosophe s’en va connaitre le monde de l’entreprise, des sciences, de l’art, de la politique, puis il revient, donner à voir ce qui est donné à voir : ce que l’on ne voit précisément pas sans voyage, sans aller-retour, sans don, sans vision.

Le philosophe est ce montreur en haut, capable parce qu’il bouge en esprit et en expériences. Il donne. À voir. Ce qui est. À condition d’aller voir ce qui est donné.

L’amour de la sagesse c'est-à-dire de l’équilibre social et personnel est un très bel idéal grec mais contingent, hélas sans doute : ce ne peut donc pas être une définition.

**

Un voyage, c’est un départ, un séjour, un retour… Sur de longues distances. Claude Lévi-Strauss détestait peut-être les séjours physiques mais il a accompli et nous a conviés à de nombreux départs et séjours par l’esprit pour donner à voir ensuite ce que lui-même puis d’autres par leurs livres ont donné à voir sur un plan d’abord basique. Il a préféré ne pas seulement nous imposer des contenus mais plutôt d’agir par la vue sur les contenus… Il détestait les voyages peut-être à cause de l’inconfort du séjour physique mais aussi parce que, lorsqu’on a accompli une montée spirituelle, le plus important est le retour.

Repost 0
Publié par DéfiTexte - dans Platon
commenter cet article
20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 18:52

Je pars d'ici vers Wordpress. Vous y trouverez l’article que vous cherchez ici :

http://wp.me/p6GMQH-J

Repost 0
Publié par DéfiTexte - dans Platon Esthétique
commenter cet article