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  • Auteurs étudiés en ce moment : Frege, Ecrits logiques et philosophiques ; Husserl, Recherches logiques ; Wittgenstein, Remarques philosophiques ; Aristote, Métaphysique.

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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 15:45

Frege écrit page 146 de notre texte en référence : « personne n’a les représentations d’un autre, chacun a les siennes […] je ne peux extérioriser la singularité de [ma] représentation. […] Il en va tout autrement pour les pensées. Une même pensée peut être saisie par plusieurs hommes » : contrairement à une pensée logique sans extension, une représentation n’est jamais objective.

Ainsi, non pas l’évidence de l’extension qui dépend ou pas mais la notion de dépendance autant que d’indépendance est une évidence identique pour chacun. L’évidence objective est celle de l’évidence logique sans extension. Qu’un angle droit est un angle égal à son complémentaire n’emprunte aucune autre représentation que celle d’un angle droit universel car le complémentaire s’y voit immédiatement comme le recto avec le verso ou la droite avec la gauche. La représentation suggère, facilite, la naissance du même à partir du même, à droite et à gauche d’une symétrie.

Ici, Frege cite Husserl :

Certes, les concepts « angle droit » et « angle égal à son complémentaire » ont même extension, mais il est faux qu’ils aient même contenu.

Frege, Écrits logiques et philosophiques, [Compte rendu de Philosophie de l’arithmétique I], Seuil Points Essais page 146.

Argument

Que l’angle droit soit à droite ou à gauche est indépendant de son extension. « Angle droit » et « angle égal à son complémentaire » sont de surfaces superposables mais à deux positions différentes : deux contenus de pensée différents. Lorsque je superpose, je vois l’extension car je reconnais les surfaces et le droit de l’angle : qu’il y a une surface et une propriété. La logique voit le vide des contenus « droite » et « gauche » comme elle voit la variable x qui prend les valeurs « angle » et « complémentaire ». Les contenus sont statiques tandis que la superposition est active. Un contenu est vide : c’est l’extension qui est pleine ; une variable n’a pas de surface. Au contraire, la psychologie parcourt le vide, soumise et dépendante de l’attention, d’une capacité, et de la connaissance des propriétés.

Distinctions

La dénotation distingue extension et contenu comme le plein et le vide, comme la psychologie et la logique. Un contenu de quoi que ce soit est à gauche, un autre à droite, et à gauche et à droite ils ont peut-être la même extension. Gauche et droite, ce sont des positions sans extension, des vides prêts à recevoir ce qui s’y trouve ou s’y place. Ils ne sont pas positionnés pareil mais par un mouvement de conscience leur surface peut coïncider. Une vision de position est statique, la vision de la forme d’une extension nécessite un mouvement des yeux, de l’imagination. La logique ne présuppose pas la catégorie kantienne de l’espace. Je vois « position » globalement et sans mouvement mais je ne vois pas « extension » sans mouvement de mise en coïncidence. Le contenu a un sens logique, celui des positions comme « sens » et « signification » qui reçoivent des extensions variables selon la religion des opinions.

Un contenu a une position, un réceptacle à gauche et à droite pour des extensions différentes. La forme distingue « shape » et « form » en anglais ou « gestalt » et « form » en allemand selon que l’on dira « prendre corps » ou que l’on parlera d’analogie. Par exemple, la vie sous ses formes prend des apparences différentes selon les genres et espèces ; je juge sur la forme si je remarque que la conclusion suit l’introduction, que les contraintes grammaticales sont respectées et que le document est signé. Un même contenu est exprimé par des longueurs variables.

Problème

Si le contenu était de l’eau ou du vin le contenant serait le vase ou le verre préexistant. Or la logique n’a pas de contenant sensible ou physique, et ce contenant devrait encore avoir un contenu logique : une position, quelque chose de préétabli, immédiatement pour-soi, qui guide notre imagination.

Enjeu

Le poète ne sera jamais certain que l’on comprend ses sentiments ou idées, selon les cultures, les envies et les connaissances, tandis que le contenu est la tabula rasa de Leibniz dont les veines du marbre guident notre imagination.

Argument

Chaque position accommodée peut représenter un même phénomène, ici un angle droit, mais pourrait aussi représenter autre chose. Ainsi, un lapin de profil peut se transformer en canard par une sorte d’illusion d’optique si l’on accommode les positions entre un bec et des oreilles en tournant l’attention à droite ou à gauche. Il est donc faux qu’un même phénomène représenté de deux manières différentes ayant donc pourtant la même extension ait cependant toujours le même contenu pour autant. Le même substrat « être » est néantisé ou bien différencié différemment.

Argument

L’illusion d’optique tient à une extension ambigüe, pas la disjonction, l’inclusion ou le graphe de la fonction propositionnelle. L’accommodement ne tient pas à la psychologie et à la contingence car on peut toujours néantiser, vers un fond, une symétrie ou une absence. L’accommodement est immédiat, rupture et solution de continuité par saut qualitatif indépendant des quantités, l’alternative n’empruntant aucune autre capacité que celle de la vision d’un des membres, évidence équivalente, communicable quelle que soit la culture ou la sensibilité. Un contenu sans extension est stable face aux variations et l’instabilité est inhérente à la stabilité.

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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 11:34

La logique tient à la description de schémas mais ne tient pas à la capacité psychologique de trouver des arguments, points communs ou synthèses générales. Frege écrit ceci page 226 des Écrits logiques et philosophiques, Seuil Points Essais :

Que la fausseté d’une pensée soit plus ou moins aisément décelée, la logique n’en tient aucun compte, c’est là une différence d’ordre psychologique.

Autrement dit, peu importe « l’éclairage de la pensée » (ibid. p.223). Et (ibid. p.222) :

Quels que soient les intentions et motifs du locuteur, qu’il veuille dire ceci et pas dire cela, cela ne nous regarde pas, seul importe ce qui est dit effectivement.

Le « grain de sel » (ibid. p.224) de la logique est que l’objet n’opère ni dans le temps, ni dans l’espace ! Peu importe le temps de compréhension. Et pour Frege et la pensée analytique les distinctions telles pensée et sens confondent tous les pays (ibid. p.223). Sinon que pour la logique, l’objet prend sa place et que dans une proposition, il occupe un lieu logique (ibid. p.224).

Dans le Compte rendu de Philosophie de l’arithmétique I de E. G. Husserl, Frege critique le psychologisme de ce premier Husserl. Ensuite Husserl repentant écrira le tome entier des Prolégomènes à la logique pure des Recherches logiques contre ce psychologisme sans y reconnaître sa dette.

Évoquons une critique de Frege envers Husserl (ibid. p.142) :

Cependant, on ne voit pas clairement le lien logique de la multiplicité au nombre cardinal. Citons le texte : « le concept de nombre cardinal, et bien que ce soit par le relais des concepts d’espèce qui sont subordonnés, subsume les nombres, les mêmes phénomènes concrets que le concept de multiplicité. » A prendre ce texte à la lettre, on pourrait conclure à une identité d’extension entre ces concepts. Mais, d’autre part, la multiplicité doit être plus indéterminée et plus générale que le nombre cardinal. Il semble que la chose serait plus claire si l’on distinguait mieux entre la subsomption d’un objet sous un concept et la subordination des concepts. L’auteur s’attache d’abord à l’analyse du concept de multiplicité. De ce concept, et par déterminations successives, naîtront les nombres particuliers et le concept générique de nombre cardinal qui les présuppose.

Frege, Écrits logiques et philosophiques, [Compte rendu de Philosophie de l’arithmétique I], Seuil Points Essais page 142.

La critique de Frege envers Husserl est féroce car la logique nécessite de voir clairement.

Arguments

Frege relie par une bijection 3 et III ou tout nombre et son développement, cf. p.147. Chez Wittgenstein cardinal et multiplicité ne sont plus liés donc séparés par bijection mais inhérents. Chez Husserl, il y a un « le relais des concepts d’espèce » : le nombre est une espèce au même titre que mammifère. Comme mammifère subsume lion et chat, le cardinal 3 subsume III, une multiplicité sous un concept comme la multiplicité sous son concept. Or, Frege remarque que 3 n’est pas plus grand que III : « une identité d’extension entre ces concepts » alors que 3 devrait être plus déterminé et moins général que III ; de même lion est moins général que mammifère.

Distinction

Subsomption et subordination se distinguent comme dedans et à côté : 3 et III sont liés par bijection sans être inclus (et donc sans coïncider) tandis que mammifère et lion sont liés par inclusion. Or Husserl ne fait pas cette distinction mais juxtapose ces notions.

Enjeu

La subsomption présuppose la découverte d’un argument, parfois fortuite, et d’une capacité à généraliser. La découverte de la raison de la liaison procède d’un travail empirique ; par exemple « allaiter » pour relier l’espèce « mammifère » et subsumer lions et chats malgré les ornithorynques. Comment une absolue certitude peut-elle dépendre de notre psychologie, du fortuit et d’un travail de recensement ?

Problème

S’il faut une action pour lier 3 et III, il faut un argument pour les subsumer. Or quel argument, quelle raison essentielle ou lien logique à laquelle tient la subsomption entre 3 et III comme entre mammifère et lion ? Quels sont « les mêmes phénomènes concrets » entre nombre et multiplicité ? Car dans un cas j’ai un nombre, un signe, dans l’autre une multiplicité, une chose.

Exemple

L’argument « allaiter » est le point commun entre lien et inclusion, la raison pour laquelle le lion est inclus ou lié aux mammifères. Mais il n’y a pas de raison à l’association entre sens et dénotation.

Argument

Si le concept est le graphe de toutes les valeurs de la multiplicité par les « déterminations successives » de la bijection alors les nombres particuliers naissent en image d’une multiplicité en source. 3 nait par association avec III selon le schéma de la fonction car 3 présuppose III comme y présuppose F(x). Et, par généralisation, de manière « générique », le nombre cardinal nait ainsi de la multiplicité. (Mais sur ce point, la généralisation présuppose l’entendement kantien et donc encore une capacité psychologique plutôt qu’un schéma). Ainsi, Husserl ne devrait pas « s’attache[r] d’abord à l’analyse du concept de multiplicité » mais à l’analyse des fonctions propositionnelles car comment alors décoller de l’évidence III ? Comment justifier une naissance sans action (de l’esprit) ? Où se trouverait le travail de « déterminations successives » lorsque l’on compte ? Car la détermination successive est un mécanisme générateur.

Rapprochement

Ibidem p.142 sq. : « Le lien collectif ne consiste pas en ce que les contenus sont simultanément dans la conscience, ni en ce qu’ils y pénètrent successivement ». « L’espace en tant que forme universelle n’est pas non plus le principe de la réunion » ; « le lien réside dans l’acte même de réunir ». Ibidem p.148 « si les mots désignaient constamment des représentations, on ne pourrait jamais dire "A est la même chose que B" » : on ne peut décoller de l’évidence.

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 11:26

La pensée contradictoire d’une pensée donnée est le sens d’une proposition à partir de laquelle on peut aisément produire la proposition qui exprime la première pensée. On voit que la pensée contradictoire d’une autre pensée est composée de cette dernière et de la négation. Je n’entends pas par là l’acte même de nier. Cependant les termes « composé », « consister », « élément », « partie » peuvent induire en erreur. On pourra parler de parties, mais non pas juxtaposées avec l’indépendance dont jouissent d’habitude les parties d’un tout. La pensée n’a besoin pour exister d’aucun complément, elle est un tout achevé. Au contraire, la négation a besoin d’être complétée par une pensée. Les deux éléments, si l’on peut employer cette expression, sont hétérogènes et contribuent d’une manière bien différente à la construction du tout. L’un complète, l’autre est complété. Et c’est par ce lien de complétude que le tout reçoit son unité.

Frege, Écrits logiques et philosophiques, [Recherches logiques], 2. La négation, Seuil Points Essais page 210.

Définition

Pour contredire une proposition il suffit de nier son sens : ce n’est pas Napoléon, le vainqueur d’Iéna.

Distinction

Contradiction et négation se distinguent : contredire nie le sens, l’atome essentiel, une pensée indépendante. La négation nie la proposition entière tandis que la contradiction nie chaque cas possible pour le sens dans le cadre des combinaisons.

Argument

Négation et contradiction se distinguent car les colonnes (1) et (2) sont différentes.

p

q

p Þ q
non p ou q

non (p Þ q)
p et non q
(1)

(non p) Þ q
p ou q
(2)

V

V

V

F

V

V

F

F

V

V

F

V

V

F

V

F

F

V

F

F

Pour nier la proposition entière (p implique q) on calcule [non (non p ou q)] pour obtenir (p et non q), ce qui n’est pas la même chose que (p ou q). Or, les tables de vérité de [non (p implique q)] (1) n’est pas la même que celle de [(non p) implique q] (2). Elles se distinguent comme (p et non q) (1) et (p ou q) (2). Dans le cas (1) tous les possibles changent systématiquement leurs valeurs de vérité par rapport à l’affirmation ; dans l’autre seulement quelques-uns : en (2 ligne 1), la combinaison p et non q devient vraie ainsi que la combinaison (2 ligne 3) non p et non q.

Exemples

Dans le premier de ces cas, « il est faux que Napoléon a gagné Iéna » devient (2 ligne 1) « César est le vainqueur d’Iéna » (car non-Napoléon, c’est César selon le tiers exclus ; autant que n’importe qui sauf Napoléon pour l’intuition c’est-à-dire pour la vision eidétique des ensembles). Bien entendu, pour l’intuition celui qui n’est pas Napoléon n’est pas forcément César, mais le tiers exclu assure que César n’est pas Napoléon. Que César puisse être le vainqueur d’Iéna n’est vrai que pour la logique du premier ordre, primaire, bizarre en termes de référentiel, pour laquelle la seule contrainte logique est que, dans l’implication, p et non q (p vrai et q faux ) ne peuvent pas aller ensemble. Pour la logique du référentiel, non p est n’importe quel soldat général en chef futur empereur de l’époque de Napoléon. Le problème étant alors de savoir si ce possible existe sur Terre ou dans un ailleurs similaire. Dans le cas (2 ligne 3) on a « non (César ou bien quelqu’un sauf Napoléon) est vainqueur à Iéna » : Alexandre ou bien Annibal ; « César a gagné Iéna » devient vrai pour la contradiction qui dit « ce n’est pas César ». Le cas (ligne 2) « non (Napoléon sans victoire d’Iéna) » reste vrai. Le cas (ligne 4) « non (César n’a pas gagné Iéna) » reste faux.

Arguments

On peut aisément, nonobstant l’intuition, passer de p à non p et inversement. On voit sans intuition mais par le calcul c’est-à-dire par la différenciation des signes la composition de non et de p. Ce calcul de différentiation des signes présente les détails en tableau.

La négation n’est pas un calcul systématique sur un élément p mais à l’emporte-pièce sur une proposition entière. Elle, la contradiction examine chaque cas du tableau pour toutes les combinaisons : le sens est une partie qui possède plusieurs cas possibles. Donc les cas de la contradiction ne sont pas juxtaposés avec indépendance mais dépendent de la nécessité c’est-à-dire de tous les possibles. Les cas de la logique primaire (du premier ordre) ne correspondent pas aux parties indépendantes qui différencient un tout dans une théorie des ensembles.

Pour être tendue par la logique, la pensée autant que sa contradiction tient par ses cas, par elle-même : elle n’a besoin d’aucun complément, la partie valant comme tout. « Au contraire » c’est-à-dire dans son cas, la négation a besoin d’être complétée par la pensée d’une contradiction globale, par « non », par une pensée qui complète une pensée.

Distinction

Le tout qui peut être nié en tant que tout se distingue du tout qui peut être nié dans ses parties : dont la négation dépend de la contradiction des parties. Car la négation porte soit l’acte total, soit le processus parcourant chaque partie. La contradiction nie les cas, la négation ni le tout. Le tout est soit l’ensemble, soit la consistance composée d’éléments « qui peuvent induire en erreur » car ces éléments valent eux-mêmes comme tout. Ces deux notions « hétérogènes contribuent d’une manière bien différente à la construction du tout. »

Définition

Une notion de tout (« non ») complète globalement les parties, une autre est complétée par chacune des parties. L’unité du tout est ce lien complété-complétant : « non » et « pensée ».

Rapprochement

Ibidem p.206 et sq. : « il semble que la négation s’oppose au jugement », etc. Ibidem p.213 et sq. : « un élément incomplet peut se souder à un autre élément incomplet », etc. Ibidem p.214 et sq. : « en logique la composition des parties en un tout procède toujours par la saturation d’un élément non saturé » : par son rattachement.

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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 10:55

En somme, ce que l’on saisit  comme sens de la proposition interrogative avant même d’avoir répondu – et cela seul peut être véritablement appelé le sens de la proposition interrogative – ne pourrait pas être une pensée, si l’on admet que l’être de la pensée gît dans son être vrai.

Frege, Écrits logiques et philosophiques, [Recherches logiques], 2. La négation, Seuil Points Essais page 196.

Définitions

Le sens véritable est le lieu logique précédant la réponse, l’être vrai distinct du contenu pensé, une place vide tendue vers un contenu. Le sens n’est pas exactement la source de la fonction mais la variable qui prend les réponses.

« L’être de la pensée » : son contenu, ce qu’elle est.
« L’être vrai » : le lieu qui attend le contenu pour le contenir.
La réponse : le remplacement du vide par le plein, un dépôt dans un support, l’hypostase venant à une place, le pluriel sous l’unité d’une seule nature. Naturellement, avant de répondre on sent que l’on peut répondre : qu’un lieu s’ouvre, que la structure est prête.

Distinction

On admet que le contenu gît dans le lieu : qu’un contenu n’est pas un lieu. Une pensée peut être une réponse, un contenu, mais ne peut pas être un être vrai, un lieu.

Arguments

Une question est de la forme « (…) est B » où la place vide tient le contenu attendu : l’attente d’une réponse sature ce lieu avant qu’il soit rempli par la réponse, « avant même d’avoir répondu ». Car le lieu logique de la réponse est connu par la tension de l’attente d’une réponse, par le suspens avant le contenu.

Le sujet ou le prédicat tout seul est une pensée dans un lieu. La réponse à une question est une pensée c’est-à-dire un mot ou groupe de mots sujet si elle occupe la structure « lieu du sens » (l’être vrai). Elle remplit la place du sujet laissée vide par la question : sa sécrétion vient s’allonger dans son sens à même le sol. Le véritable sens de la proposition interrogative est sa possibilité formelle et non un contenu de connaissance qui tient à des capacités.

Problème

Une question est perçue telle par le hiatus esthétique entre sensible et intelligible. On se pose une question quand quelque chose ne va pas. Une question ne tient ni au style ou ordre des mots, ni à une ponctuation : ni à la syntaxe, ni à la sémantique, mais à un manque dans la forme propositionnelle du jugement.

Enjeu

Sans la sensibilité à l’intelligible, aux lieux logiques, on ne repèrerait pas les questions sans qu’elles soient au préalable soulignées pas une sémantique ou ponctuation contingente : dans un texte à l’apparence banale. On ne ressentirait pas ce qu’est le manque spirituel : il y a laïcisation du sentiment divin dans ce traitement logique de la question.

Argument

Une réponse ne peut pas être vraie sans être associée à son prédicat car sans correspondance, point d’adéquation ni d’inclusion du sujet dans une généralité : une pensée ne peut pas être vraie s’il n’y a pas de correspondance entre des lieux logiques, entre être et être vrai.

Exemple

La réponse est « Napoléon » à la question « qui est le vainqueur à Iéna ? » Mais « Napoléon » ne peut pas être vrai sans l’étude de la correspondance avec « vainqueur » : s’il n’est pas sujet à la place de « qui ? », s’il ne peut pas habiter l’être vrai.

La vérité est un passage du processus à l’acte. Par exemple, « 7 est premier » : selon le vocabulaire de Frege, « l’être de la pensée » (le contenu qu’elle est) dissimule son temps de production, le travail d’un calcul de division, alors que « l’être vrai » (le lieu qui l’attend) est immédiat.

Rapprochement

Ibidem p.197 : « Non. L’être vrai ne peut pas appartenir au sens d’une proposition interrogative. […] Le contenu de la question est cela que l’on offre au jugement. » Car le lieu n’appartient pas à un contenu offert dans un jugement. Ibid. : « Et comme le sens d’une proposition interrogative passe dans la proposition affirmative où la réponse est donnée, il faut reconduire cette distinction au sein de la proposition affirmative. » Ibid. : « le sens d’une proposition interrogative : c’est ce que j’appelle pensée. » Ibid. p.200 : « Il doit être possible de nier une proposition fausse et, pour ce faire, j’ai besoin d’elle. » Ibid. p.201 : « Le jugement ne peut en rien modifier la constitution de la pensée. »

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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 19:21

L’objet logique est comme la propriété physique, inhérent, indissociable, mais pourtant ces deux objets se différencient.

La pensée échappe aux sens, et tout ce qui est l’objet d’une perception sensible est à exclure du domaine de ce dont on peut examiner la vérité. La vérité n’est pas une propriété qui corresponde à un genre particulier d’impressions sensibles. Ainsi est-elle nettement distincte des propriétés que nous dénommons par les mots « rouge », « amer », « à odeur de lilas ».

Frege, Écrits logiques et philosophiques, [Recherches logiques], 1. La pensée, Seuil Points Essais page 173.

Argument

La vérité sensible tient aux conditions tant que dure la chose, la vérité intelligible tient aux principes tant que l’esprit les pose.

Exemple

L’odeur tient à la chose indéfectiblement parce que les molécules qui s’en détachent en sont les parties, tant qu’il existe des parties, alors que l’élément tient à l’ensemble tant que j’imagine l’un ou l’autre. Selon les conditions, l’objet peut changer de couleurs ; s’il s’éloigne de la Terre, il sera faux que cet objet est pesant.

Rapprochement

Ibid. p.174 : « La dénotation du mot « vrai » semble unique en son genre. Serait-ce que nous ayons affaire à quelque chose qui ne peut nullement être appelé propriété dans le sens usuel ? Malgré ce doute, je suivrai l’usage, m’exprimant comme si la vérité était une propriété jusqu’à ce que j’aie trouvé quelque chose de plus convenable. »

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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 14:27

Réécrit le 08/09/12

« Le travail de la science ne consiste pas en une création mais en une découverte de pensées vraies » : non pas une production de pensée mais une découverte de relations, non pas une sécrétion mais un pas vers l’intelligible.

Un pouvoir spirituel particulier, le pouvoir de penser, doit correspondre à l’acte de saisir la pensée. Penser ce n’est pas produire les pensées mais les saisir. Ce que j’ai appelé pensée entretient un rapport très étroit avec la vérité. Ce que j’admets pour vrai, ce que je juge vrai indépendamment du fait que j’admets sa vérité, ne dépend pas non plus du fait que j’y pense. Le fait qu’elle est pensée n’appartient pas à l’être vrai de la pensée.

Frege, Écrits logiques et philosophiques, [Recherches logiques], 1. La pensée, Seuil Points Essais page 191.

Définition

La pensée spirituelle et laïque est celle qui a le pouvoir d’intention, celui d’une valeur ajoutée, et ici, de conclure, d’ajouter l’acte.

Arguments

Le pouvoir spirituel de penser appartient encore au corps ; saisir la pensée est une valeur ajoutée spirituelle, ajoutée à la production du cerveau. J’ai le pouvoir si je suis en situation de produire ; l’acte de saisir se situe à la terminaison du processus : un sursaut intelligible à son couronnement. Lorsque la pensée saisit l’intelligible elle « entretient un rapport très étroit avec la vérité ». Par exemple, si la table est rouge, il s’agit encore de voir que cela est vrai en passant vers l’intelligible.

Arguments

Si le soleil se lève le matin, j’admets qu’il se lève ou j’admets qu’il est levé : le processus et la terminaison. Donc, j’admets pour vrai que par principe cosmologique il se lève indépendamment du moment où l’on peut raisonnablement dire, juger, qu’il est levé à telle heure. Raisonnablement : dès le dépassement d’une certaine limite. Car j’admets qu’il est levé dès l’aurore, puis en matinée, puis à midi : tout au long du processus, dès qu’il commence. Tous deux, le principe cosmologique et la limite sont indépendants « du fait que j’y pense ». La pensée n’appartient pas au vrai ainsi que le sensible n’appartient pas à l’intelligible ou le détail de ce qui se passe à son appréciation.

Distinction

On distingue saisir et produire comme l’ensemble et les éléments qui détaillent et développent l’ensemble ou comme la pensée et la pensée de la pensée.

Problème

Le spirituel est affaire de pouvoir c'est-à-dire d’une position stratégique sise dans l’intelligible : le sensible ne serait pas spirituel.

Enjeu

Dire la vérité est un travail de la science supplémentaire à l’énoncé, « c’est un événement dans le monde intérieur d’un être pensant » mais « elle n’abandonne pas le domaine de puissance de celui qui la communique » (Ibid. p.194, 195).

Rapprochement

Ibidem p.173 : « Je compte donc parmi les pensées ce qui est faux, tout comme ce qui est vrai. » Ibidem p.171 : « notre objet est la vérité dont la connaissance est le but assigné à la science ». Ibid. : L’opinion fausse et l’opinion vraie adviennent l’une comme l’autre selon des lois psychologiques » plutôt que logiques. Ibid. : « Mais on méconnaîtrait la tâche de la logique en ne donnant pas à la vérité la place qui lui est due. » Ibid. : « mais s’il s’agit de vérité la possibilité ne peut suffire. » Ibid. : « j’assignerai pour tâche à la logique de trouver les lois de l’être vrai, et non celles de l’acte d’opiner ou de penser » en n’estompant pas « les frontières entre psychologie et logique ». Ibidem p.175 : l’interrogation exprime une pensée sans la poser comme vraie tant qu’une réponse ne vienne affirmer. Ibidem p.176 : au théâtre, les affirmations n’ont jamais de valeur de vérité.

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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 17:51

Réécrit le 08/09/12

Le son tire la pensée du sens.

Mais qu’appelle-t-on proposition ? Une suite de sons, sous réserve que cette suite ait un sens, et sans affirmer pour autant que toute suite de sons sensée soit une proposition. Quand on qualifie une proposition de vraie, on pense proprement à son sens. […] Je dirai : la pensée est le sens d’une proposition, sans affirmer pour autant que le sens de toute proposition soit une pensée. La pensée, en elle-même inaccessible au sens, revêt l’habit sensible de la proposition et devient ainsi plus saisissable. Nous disons que la proposition exprime une pensée.

Frege, Écrits logiques et philosophiques, [Recherches logiques], Seuil Points Essais page 173.

Problème

Sous le son, le sens ; sous le sensible, l’intelligible.

Arguments

Une proposition appelle une suite de sons ayant au moins une source c’est-à-dire un sens. « Sans affirmer pour autant que toute suite de sons sensée soit une proposition » : le sens ne lui suffit pas, la proposition n’est pas une symphonie. Et pour que la réciproque et l’équivalence soit assurées, il faut autre chose ; par exemple, une limite de durée, une signification.

Le vrai adéquat est adéquation du sens et de la signification : le vrai renvoie au moins à la pensée essentielle « sens ». « Vrai » implique la pensée intelligible c’est-à-dire logiquement localisée « sens ».

Une pensée est la source d’une proposition ; par exemple « Vénus » ou « le vainqueur d’Iéna ». Mais le sens d’une proposition peut se composer d’une proposition et de plusieurs pensées.

Une pure pensée, sans signification, est « en elle-même inaccessible au sens » ; par exemple, « Vénus » a du sens seulement dans le cadre d’une proposition complète « Vénus est l’étoile du matin ». Si une pensée est insaturée c’est-à-dire non rattachée à une signification, en manque de prédicat, elle n’a pas de solution, pas de valeur de vérité, pas de graphe. Une pensée fermée sur elle-même ne s’exprime pas. Une pensée « revêt l’habit sensible de la proposition » : elle devient une suite de sons.

Une valeur de vérité est intelligible mais, sonore, une proposition est sensible.

Exemple

Si « le soleil est levé » est vrai, la coïncidence de « levé » et de « soleil » est une valeur de vérité qui n’est « pas un objet qui envoie des rayons jusqu’à mes yeux, ce n’est pas une chose visible comme le soleil lui-même. » (Ibid. p.174).

Enjeu

Sans les sons, sans la musique de la proposition, point d’expression, de sortie du sens ; mais sans l’insensible intelligible, « chacun resterait enclos dans son monde intérieur. » (p.192)

Rapprochement

Ibid. p.173 : « tout ce qui est l’objet d’une perception sensible est à exclure du domaine de ce dont on peut examiner la vérité ». Ibid. p.171, 174 : « l’être vrai n’est pas une propriété perceptible aux sens ». Ibid. p.177 sq. : « toute recherche logique va au-delà de l’apparence » du style poétique et des représentations qui sont objectivement invisibles comme les échanges chimiques. Ibid. p.192 : « Avoir une impression sensible n’est pas encore voir une chose. » : il se pourrait que l’insensible nous conduise « hors du monde intérieur et nous fasse saisir des pensées », vers une extériorité imperceptible aux sens. Ibid. p.193 : vers « la réalité de ce qui est indépendant du temps et inaltérable. Ibid. p.194 : est « intemporel ce dont les seules qualités inessentielles sont affectées par les changements qu’il subit. »

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 16:48

Réécrit le 06/09/12

On ne dira pas que « n » désigne un nombre indéterminé, mais qu’il indique de manière indéterminée des nombres.

Frege, Écrits logiques et philosophiques, [Qu'est-ce qu'une fonction ?], Seuil Points Essais page 164.

Distinction

On peut désigner au hasard : la désignation est indéterminée, pas l’objet indiqué.

Définition

Désigner, c’est déterminer une généralité sans indiquer de particularité, de nom propre (pi, e, 3…). Ainsi, on désigne un objet ou un nombre sans distinguer grandeur et valeur ; et indiquer, c’est déterminer précisément le lieu logique x , y ou F (cf. p.84, 167).

Argument

Si l’on disait que n désigne un nombre indéterminé on confondrait n et x. La grandeur n indique précisément l’indétermination dont les valeurs peuvent être restreintes par des propriétés.

Enjeu

Dans la vie logique, il est possible d’être précis pour indiquer l’indétermination du détail des n. Ainsi, on peut désigner le sens par son lieu sans indiquer de précision de temps et en négligeant des propriétés : sans assigner, sans dénoncer.

Rapprochement

Ibidem p.161, 162. L’analyse « néglige la nature des grandeurs », le temps, ce qui change, ce qui enfle : le nombre n’a pas de nature, variable, mais s’applique à toutes les natures (longueurs, aires, angles, masses) ; propriété et états sont successifs mais invariables : sans référentiel x, point de variation relative de la grandeur ; « le nombre ne varie pas […], pas de nombre variable » ; la notion de nombre variable est innomée ; différencier x ou t est un usage qui ne différencie pas leurs propriétés.

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 09:31

Réécrit le 06/09/12

Dans le monde des idées que Platon évoque et que notamment Frege pénètre concrètement c'est-à-dire en donnant à le voir, il est possible pour un objet logique d’être père sans être fils ; et dans ce monde que la philosophie a toujours habité et que nous visitons, il est aussi possible, selon le lieu logique, d’être et de ne pas être à la fois.

Le nombre doit donc ici jouer deux rôles : comme objet il est variable ou grandeur qui varie, comme propriété il est une valeur. La raison pour laquelle on préfère le terme « grandeur » à « nombre » est qu’il faut ici s’abuser soi-même, ne pas voir que la grandeur variable et la valeur qu’elle prétend recevoir sont au fond la même chose. Nous ne sommes pas dans le cas où un objet prend successivement diverses propriétés, et il ne peut donc pas être question de variation.

Frege, Écrits logiques et philosophiques, [Qu'est-ce qu'une fonction ?], Seuil Points Essais page 164.

Où l’on voit ici l’importance particulière de la syntaxe pour donner à voir logiquement.

Distinction

L’objet distingue variable et grandeur : la variable prend, les grandeurs sont données à la variable et produites par la fonction. La grandeur varie, la variable possède une propriété qui ne varie pas : elle prend dans les conditions de son domaine de définition. La valeur de x « prendre avec ses propriétés » ne varie pas.

Exemple

L’individu qui vieillit est à la fois le même x et d’âge variable ; la barre chauffée est à la fois la même et de grandeur variable.

On dira : si x prend de l’âge, ce n’est pas x qui varie, c’est l’âge qu’il prend qui varie : sa grandeur. L’objet ne varie pas, mais l’apparence qu’il prend pour donner une impression. Ainsi si l’on pose que x est un être vivant : qu’il est vivant ou que l’être vivant vieillisse ne varie pas ; sa valeur ou sa propriété ne varie pas.

Argument

Être et ne pas être à la fois : l’objet variable x n’est pas mais prend les grandeurs 1, 2, 3… pour donner les grandeurs 2, 4, 6… par la fonction « doubler ». L’objet x est une variable, il n’est pas 1, 2, 3… Un objet prend la propriété de prendre ou de donner selon sa position sémantique.

L’objet est à la fois le même x « la variable » et le rien de la place vide x qui prend les grandeurs 1, 2, 3… « qui varient ». Les variables varient entre x et y mais ne varient pas en tant que x ou y. En logique « il ne peut donc pas être question de variation » pour x ni même pour Á(x) : c’est le graphe qui montre les variations des grandeurs de x et de y.

Argument

On ne dit pas « un objet prend successivement diverses propriétés » : il prend des grandeurs, il peut être une variable avec diverses propriétés. Un objet ne varie pas, ni dans sa distinction ni dans sa valeur, même s’il varie dans sa grandeur. « Nombre » est un objet à syntaxe imprécise : il est grandeur a ou variable x avec des propriétés. On peut confondre « au fond » : expression malencontreuse trop souvent employée.

Une fois la distinction faite « objet » ne varie pas : comme le nombre, il joue « deux rôles ». Si la grandeur varie, lui, le nombre ne prend pas successivement différentes valeur ni ne prend diverses propriété ; par exemple pair ou impair ; la grandeur 2 a invariablement la valeur II. La grandeur de x varie, la valeur non : elle ne passe pas de 2 à 3 ni de pair à impair.

Enjeu

C’est « s’abuser soi-même » de confondre, de « ne pas voir » grandeur et valeur. Quand on va au fond des choses on ne voit pas la distinction qui soutient la surface des choses, comme la couleur la soutient.

Rapprochement

Ibid. p. 160, 161. Une fonction Á(x) implique une nature de dépendance (par exemple « doubler ») et une dépendance (saturation) Á à une variable x ; or la nature de la dépendance est contingente : pour l’analyse il n’y a pas de nature de dépendance qui traite de dérivées, de limites, et elle néglige la nature des grandeurs. Inspirée des mathématiques, la logique (la vie dans le monde des idées) traite de la dépendance Á et des syntaxes, non de la valeur des x.

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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 11:01

Réécrit le 05/09/12

La logique donne à voir, concrètement, avec des représentations qui ne sont pas imaginaires.

Sans le langage, nous ne pourrions pas nous comprendre et nous en serions réduits à un acte de foi, à croire qu’autrui comprend les mots, les formes et les constructions comme nous les comprenons nous-mêmes.

Frege, Écrits logiques et philosophiques, [Concept et objet], Seuil Points Essais page 130.

Définition

La foi est la connaissance de ce que l’on ne voit pas : les témoignages portant sur le sensible facilitent la foi.

Argument

La logique et la mathématique permettent de voir l’intelligible sans aucune ambiguïté.

Exemple

On peut voir un objet de plusieurs façons, la vie éternelle, le paradis, mais l’objet logique « plus grand que » est imaginé sans ambiguïté d’une seule et unique façon : un schéma en-dessous de ses vêtements.

Enjeu

Sans le langage formalisé mathématique ou logique personne n’est certain que tout le monde voit la même chose quand l’intelligible est évoqué.

Définition

Se comprendre, c’est partager les représentations non imaginaires ; sinon, il y a acte de foi et imaginations individuelles.

Rapprochement

Ibidem p.131, note n°1 « on peut trouver un élément commun en diverses expressions, ce que j’appelle le sens et, dans le cas des propositions, la pensée […] ; et malgré la multitude des langages, l’humanité a un trésor commun de pensées […] la pensée sous ses divers vêtements ».

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