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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 13:24

Suivant notre interprétation du vocabulaire d’Aristote basée sur la vérification qu’elle fonctionne sans aucune exception pour rendre compte du texte, sujet signifie ensemble, attribut signifie élément. Prédicat et attribut se distinguent ; par exemple, si le vase est blanc, blanc est soit le prédicat général de l’ensemble des blancs {blanc comme tous les objets blancs}, soit l’attribut adéquat à ce vase étant d’un certain blanc dans son état accidentel. Car l’attribut est un élément unique, par exemple ce blanc particulier adéquat au sujet. L’attribut est un complément du sujet qui ne l’inclut pas mais lui convient, une qualité inhérente à une quantité. Si le prédicat est substantiel, il est accidentel en tant qu’ensemble ; le complément donc autant le prédicat que l’attribut est accidentel, l’universel étant un cas de l’accidentel.

Le prédicat est un ensemble qui inclut le sujet ; par exemple, blancheur ou Socrate est un sujet n’incluant rien (il est une qualité). Et si la grammaire est science de l’esprit, science est prédicat du sujet grammaire et dans le sujet esprit qui est dit des sujets science et grammaire (ce qui est dit du sujet l’englobe). Nous l’avions vu, ce vocabulaire signifie que grammaire est dans science qui est dans esprit. Car Aristote n’avait à disposition que le formalisme grammatical pour rendre compte de la logique. Et {science} est aussi attribut de {grammaire} au sens d’une manière d’être unique, une qualité, car on dit que la grammaire est cette science-ci ou que cette science participe d’un certain esprit bien particulier.

En effet, voici la différence de la substance et de l’attribut. Par exemple, la blancheur n’est qu’un accident et un attribut de l’homme, parce que l’homme peut avoir la blancheur, c’est-à-dire peut être blanc ; mais sa substance n’est pas la blancheur.

Aristote, Métaphysique, Chapitre IV §18 1007a 30

L’attribut blancheur est une qualité possédée accidentellement par l’homme, en surface, un phénomène, tandis que l’homme est de part en part c’est-à-dire inclus dans l’ensemble {blanc}, quand il est substantiellement blanc, en tant qu’être. La blancheur implique donc engage le blanc comme l’élément l’ensemble : la substance ne peut pas être blancheur parce que la substance est forcément ensemble et blancheur élément. Possibilité : un des cas d’une table de vérité, d’une table des pixels possibles ; il peut avoir : il occupe alors une des positions dans la table : il y a plus ou moins de pixels blancs dans son tableau, d’éléments blancs de cette substance ; la blancheur est un accident de possession de quelques pixels. Où l’on voit que la Métaphysique où l’être tient de l’avoir, du « il y a » en position, est une propédeutique de l’Organon.

La substance, le lieu corrélatif de la matière, est l’en tant qu’être qui ne peut qu’être un ensemble ; par exemple, homme ou blanc, substance de Socrate. Socrate est alors une matière au sens de cette logique, mais respectivement un sujet en tant qu’ensemble d’organes, de quanta intérieurs. Sujet qui ici ayant un sens logique peut sans contradiction avoir aussi le sens naturel de soumis à ce qu’il a d’intérieur intime. De même le sain engage la santé et la discipline du corps génère le sain. Autant grammaticalement que logiquement (l’un reflétant l’autre, ce lien existant manifestement chez Aristote avant la philosophie analytique), l’attribut est inhérent au sujet comme l’élément exprime quelque chose de l’ensemble par un lien d’état, ainsi blancheur pour l’état de chose blanc. La correspondance accidentelle d’état distingue le lien vers une surface (paraître ou sembler) et vers un lieu (demeurer ou rester).

§19 « Si l’on ne peut jamais exprimer que des accidents et des attributs, alors il n’y a plus de primitif auquel l’attribut puisse s’adresser » : s’il n’y a que des éléments, il n’y a plus de sujet corrélatif, plus de liaison à un ensemble. Sans ensemble, alors l’être primitif au complément, antérieur, devrait être tu : il ferait partie de ce que l’on ne peut pas dire.

« Si l’accident indique toujours [35] une attribution à un sujet, selon la catégorie, [1007b] on se perd nécessairement dans l’infini » : si le sujet avait jusqu’à dix attributs on se perdrait dans l’infini c’est-à-dire dans la confusion. « Mais » la confusion « parcourir l’infini » est « bien impossible » puisque la structure se limite à deux notions : un sujet et une autre unité, parfois l’unité d’un ensemble plein, substantiel, parfois l’unité d’une intersection.

Deux attributs dits l’un de l’autre appartiennent forcément a un même ensemble, à un même sujet ; par exemple, musicien blanc sont dits d’un même homme. « Mais on ne peut pas dire de Socrate qu’il soit musicien » si Socrate appartient plutôt à l’ensemble des philosophes (à « quelque être »).

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Publié par DéfiTexte - dans Aristote
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