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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 19:06

Commentaire d’Aristote, Métaphysique, Chapitre III.

Pour adapter le vocabulaire d’Aristote au notre contemporain, « en tant qu’être » signifie « en tant que l’on appartient à son ensemble de référence » : nous l’avons vu précédemment. Car la preuve d’une interprétation est que le vocabulaire fonctionne dans le contenu du texte (que l’être fonctionne dans l’en tant qu’être).

§1 1005 a 20 sq. et §2 « [Le philosophe doit] étudier ce que, dans les mathématiques, on appelle les Axiomes, en même temps que d’étudier la substance. » L’Être en tant qu’Être substantiel est le lieu des axiomes dont nos références dépendent et qui sont causes de nos erreurs physiques. « L’examen des axiomes appartient à une seule et même science » : à la science première qui prend les éléments de complexité dans un seul regard, en même temps, comme dans une seule et même science. « Les axiomes s’appliquent à tous les êtres », comme l’état de chose à toutes les choses ; « ils concernent l’Être en tant qu’Être » comme le non-être cerne « tous les êtres » ou l’étendue tous les points. L’objet de chacune des sciences est « toujours l’Être considéré sous un certain point de vue » tandis que la science première englobe tout en même temps : sans point de vue. Les sciences y recourent « selon l’étendue du genre auquel s’adressent leurs démonstrations » : elles jettent des regards vers la périphérie de leur sujet autant que de besoin. Où l’on voit qu’Aristote ne rejette pas le chemin vers le non-être contrairement à la philosophie déséquilibrée de Parménide qui manque donc de sagesse.

§3, §4 « Personne ne pense à dire un mot des axiomes, pour savoir s’ils sont vrais ou faux, pas plus le géomètre que l’arithméticien. » Car qui remet en cause Euclide, sinon la philosophie première, celle des oppositions ? Qui étudie les influences des états de chose lorsque la philosophie étudie ce que les choses sont ? « Les axiomes s’appliquent à tous les êtres en tant qu’être » tandis que « parmi ceux qui consacrent leurs recherches à un genre d’êtres partiels [30] », il y en a qui ignorent les présupposés alors qu’il convient selon la science première de « savoir s’ils sont vrais ou faux » car la vérité en dépend. Les physiciens s’attachent plus que d’autres à songer aux présupposés. Les physiciens s’occupent de « la nature considérée dans son ensemble » en B pour « s’occuper de l’Être » A : de ce que les choses sont. « Mais la nature n’est qu’un genre particulier de l’Être, [35] » : un cas particulier des influences et des états de chose B, « de ces matières supérieures », de ce qui « regarde la science qui considère l’universel » c’est-à-dire les ensembles, et qui « ne s’attache qu’à la première substance ». Ces matières supérieures : les axiomes dans le lieu de l’Être en tant qu’Être. Où l’on voit qu’une philosophie de l’être dépend d’une philosophie du il y a, de l’avoir, c’est-à-dire d’une topologie (notre philosophie en dehors de ce blog).

§5, §6 1005 b Mais les physiciens apparaissent comme des écoliers par rapport à la science de la première substance et des ensembles logiques. Or « ce n’est pas à des écoliers qu’il appartient de les approfondir » car c’est au philosophe d’envisager les ensembles et les références, les « principes sur lesquels le raisonnement s’appuie ». §7 « Or, le plus inébranlable de tous les principes est le principe sur lequel il est absolument impossible de se tromper » : le tiers exclu dans le cadre logique de la vision eidétique des ensembles. Pour ce principe, il est impossible qu’une chose soit et ne soit pas incluse dans un ensemble suivant une même loi. Ce principe doit être « notoire » c’est-à-dire réparti comme le bon sens le mieux partagé, « pur de toute hypothèse [15] », n’avoir « rien d’hypothétique » et être « un accompagnement nécessaire de tous les pas qu’on fait. » §8 « C’est ce que chacun doit voir » : car la philosophie de l’être tient à la vue, pas à la santé (ou à la psychologie, la médecine, la nature, l’économie). Voici la traduction de J. Tricot : « Il est impossible que le même attribut appartienne et n’appartienne pas en même temps, au même sujet et sous le même rapport ». Car dans le vocabulaire d’Aristote attribut signifie élément et appartenir à un sujet signifie appartenir à un même ensemble.

Ce principe est « le plus incontestable de tous les principes ». §9 Son seul énoncé suffit : pourtant suivant le vocabulaire d’Héraclite le problème est de savoir si on se baigne plusieurs fois dans la même eau dans les retours tourbillonnants de la mécanique des fluides : si une même loi produit plusieurs ensembles. §10 Donc, selon Tricot ainsi que notre interprétation, admettre ensemble des pensées contraires, opposées deux à deux, distinguées des pensées en négation, signifie, par manque de vision eidétique c’est-à-dire de vision des ensembles, ne pas voir les inclusions de A dans B, de l’Être dans l’en tant qu’Être. Où l’on voit que la question du tiers exclu correspond à celle d’une théorie des ensembles.

§11. Aussi, toutes les fois qu’on fait une démonstration, s’appuie-t-on en définitive sur ce principe que nous venons de poser, et qui, par la nature même des choses, est le point de départ obligé de tous les autres axiomes.

Aussi, le principe qui soutient les démonstrations, les inductions, déductions, syllogismes, est celui de l’inclusion des ensembles qui exclut toute modalité : par la nature des choses qui fait que logiquement, esthétiquement, un point ouvre une étendue, ceci étant pourtant un axiome indémontrable. Qui fait que naturellement, psychologiquement, il est possible au regard de voir à la fois l’être et le non-être périphérique. « Ce principe n’en est pas moins le plus certain de tous sans contredit ». Car Aristote travaille sur « la nature même des choses » en travaillant sur les axiomes, tel est l’enjeu (il conclut une étape par un enjeu).

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Publié par DéfiTexte - dans Aristote
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