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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 16:41

Continuons à dire ce que Wittgenstein évoque dans les Remarques philosophiques, pour montrer que ce dont soit disant on ne peut pas parler précisément on ne doit pas nécessairement le taire puisque l’on peut cependant le développer et le simplifier – par un acte de communication.

§ 95. Ainsi, si je considère des cercles et leurs grandeurs, l’essentiel logique est le lieu qu’occupent les cercles, leurs grandeurs étant accidentelles.

95. […] d’une façon ou d’une autre, la réalité pénètre le symbole, en dehors de ce qu’on appelle le système des signes.

Wittgenstein, Remarques philosophiques, [Recension des matières IX], Tel Gallimard, 1975, page 24.

« Si je donne des noms propres à trois cercles », la réalité logique des coordonnées qu’ils occupent « pénètre le symbole » c'est-à-dire s’ajoute au renvoi privé de spécificité qui correspond à la dénotation d’un nom propre. On peut toujours accommoder entre une figure et ses coordonnées. Je donne un nom mais la réalité logique pénètre ce nom, une détermination s’ajoute à son nom propre de manière « caractéristique ». Si je nomme un objet, je sous-entends son inhérence aux objets logiques qui soutiennent le signe.

96. Qu’est-ce qui subsiste ici, lorsque forme et couleur changent ? En effet, la position est une partie de la forme. Il est clair qu’ici le mot « porteur de la propriété » provoque une représentation tout à fait fausse – impossible.

Ibidem.

Lorsque le mélange bleu et jaune se transforme en vert, la position des éléments subsiste ; lorsque le fil en rond se transforme en carré, la position des éléments du fil change. La position est une détermination ajoutée à la forme, une information supplémentaire. Mais la position n’est pas un élément ajouté à côté de la forme : et je puis accommoder entre forme et position. Or, le rond est non-inscriptible dans le carré, mais un simple mouvement de position fait perdre sa propriété à la forme. Ainsi la structure p disparait. La propriété idéale tient à la position et non à la forme : à l’essentiel de la forme. La propriété portée par la forme « provoque une représentation tout à fait fausse – impossible », car en réalité la propriété est portée par l’essentiel c'est-à-dire par la position de la forme.

La structure : le thème de l’équation apparait.

§97. L’équation d’un cercle de centre (0, 0), x²+y²=r², est un signe du cercle : la structure de l’équation est la source de la forme. Mais y étant au carré, y ayant deux images, cette équation est le signe d’une relation et non une fonction. Le cercle de rayon r est l'ensemble des points qui sont à la distance r du centre. Chaque point du cercle a une coordonnée comme si ces coordonnées étaient des « objets subsumés sous le concept » car le concept est un développement de points. L’équation est le signe du concept développé : l’image dit l’équation. « En vérité les deux nombres » dont la fonction est de présenter les coordonnées « ne sont pas une chose quelle qu’elle soit » mais la caractéristique précise de l’image c'est-à-dire du renvoi symbolique et « ce qui fait la "différence" des cercles ». Car l’essentiel qui fait la différence des choses, ce sont les positions dites. Ce dont on ne peut pas parler précisément, le symbole, on peut toujours en préciser les lieux.

Le concept : le thème du développement apparait, puis celui de l’infini d’insertion.

§98. L’application d’un nombre vers un point est une application externe, d’un nombre vers une coordonnée. Selon l’équation, à moins d’insérer une infinité de décimales, l’image Á(x) du cercle est une approximation :

98. L’indication du Ici ne peut pas préjuger ce qui est ici.

Autrement dit, l’indication de tous les x en source Ici ne donne pas tout de suite, sans itération (paramétrique), le lieu qui est ici en destination. Les deux images d’un cercle et d’une sphère sont du même type : racine (x²+y²) ou racine (x²+y²+z²).

Nous abordons le chapitre X qui traite du développement du concept.

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Publié par DéfiTexte - dans Wittgenstein
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