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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 09:53

Je tombe sur http://imagesdialectiques.blogspot.fr/ de @kairos_e qui me suit sur Twitter.

Merci beaucoup pour cet article que je lirai la nuit, c’est-à-dire quand j’aurai le temps que l’article mérite. Il est écrit : « Mais à élargir un peu le champ de vision, c’est en réalité l’assise du jugement « tout court », l’assise de n’importe quel jugement — esthétique ou éthique surtout, mais pas uniquement — qui a semblé se dérober ».

L’assise, tel est le point pour moi ici. En fait, j’appelle au secours. Je ne parviens pas à me défaire de ce doute poignant pour moi : est-ce que les critiques des modèles que j’essaie de mener induiront efficacement une critique des choses importantes, chômage, compétitivité ; est-ce qu’une contribution aux outils critiques implique une critique à un niveau séculier ; est-ce qu’une attaque des principes peut vaincre des conséquences ? Il est pour moi incroyablement fort qu’un travail philosophique ne perce pas dans les réseaux sociaux, je veux dire : qu’une recherche ne soit pas une aventure sociale entre spécialistes.

Autre chose. Il est écrit : « Lacoue-Labarthe met en avant, pour engager une toute autre politique que celle héritée du romantisme, ce que Benjamin propose lui-même comme une « idée neuve en Europe » : le fait que « l’Idée de la poésie, c’est la prose », c’est-à-dire que l’art des modernes que nous sommes devrait se résoudre au principe de « sobriété » qu’avait analysé Hölderlin [29]. Je veux croire que c’est dans ce sens, et dans ce sens uniquement, que l’art peut survivre à l’aporie que je signalais un peu plus haut au sujet du sublime : sans renoncer au sublime, mais en renonçant à prétendre à l’enthousiasme (grec), l’art pourrait tendre à une « simplicité sublime ».

Les mots importants pour moi ici sont : prose (parler plutôt que dire) ; sobriété (ou laconisme) ; et sublime. Pour l’insignifiante anecdote, cela correspond à un long plan de travail pour moi : je vois le sublime dans l’interstice des structures et plutôt dans l’œuvre sans structure, comme l’orage ou la mer déchainée où l’horizon disparait où le ciel s’y mélange, comme l’immense montagne, etc. Bref, les exemples sont connus ; nous souvenons-nous de ce tableau de Magritte où l’on voit un aigle en regardant une montagne ? Surréaliste parce qu’il introduit une structure là où il n’y en a pas dans la nature : il déconstruit le sublime. Puis (mais c’est toute une histoire) par cette distinction kantienne j’extrapole la distinction entre beau et joli : sans elle comment rendre compte des tableaux sans structure, Monet, Matisse, Miro, et je crois d’un vaste pan collé au vaste pan des tableaux avec structure et aussi rendre compte de cette distinction en interne à certains tableaux qui mélangent cela ? Bon, le séculier me rappelle, le téléphone sonne depuis dix minutes, je dois…

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Publié par DéfiTexte - dans Rencontres
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