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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 19:28

Mais que voit le philosophe lorsqu’il monte au-dessus de la caverne vers la théorie donnant à voir « ce » qui est donné à voir ? En chemin, entre l’ombre et la lumière, le philosophe rencontre la réalité des marionnettes. Les ombres sont leurs ombres et le roi qui tire les ficelles est au-dessus dans la lumière.

On dit que Platon conclut par des apories ! Mais il ne faut pas oublier que l’important, la consistance, ce sont les marionnettes bien réelles dont le commun voit les ombres et dont le philosophe roi tire les ficelles. Dans les textes de Platon, l’important signifiant est indiqué dès le début des textes, d’entrée de jeu, lors des rencontres entre interlocuteurs en lieu et place des premiers paragraphes. Voyez ce que nous avons dit sur les conditions de la beauté puis de la philosophie même : elles sont données au tout début, dans le prologue du Phèdre (227 a). Platon renverse les valeurs, comme le fait l’amour par quoi le faible l’emporte sur le fort et le fort succombe devant le faible : l’important est au début dans la lumière, les conclusions sont au milieu, lieu de l’intermédiaire ; la terminaison est aporétique. Ainsi en réalité, Platon conclut en lieu et place de l’intermédiaire et non pas en terminant ! Ses terminaisons ne sont pas ses conclusions, mais des ombres !

Comme Dupin le fin limier logicien, voyant, il s’agit de voir ce qu’il y a à voir : les lieux avant les choses, les choses étant révélées par les lieux…

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Publié par DéfiTexte - dans Platon
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