Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le défi des textes de philosophie et de leurs commentaires
  • Le défi des textes de philosophie et de leurs commentaires
  • : Promouvoir le caractère vérifiable de ce qui peut être dit
  • Contact

Profil

  • DéfiTexte
  • Auteurs étudiés en ce moment : Frege, Ecrits logiques et philosophiques ; Husserl, Recherches logiques ; Wittgenstein, Remarques philosophiques ; Aristote, Métaphysique.

Recherche

Archives

25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 18:18

Ce sont les conventions d’un domaine de définition, d’un domaine de validité, qui génèrent les représentations.

7. Les conventions de la grammaire ne tirent pas leur justification d’une description de ce qui est représenté.

Wittgenstein, Remarques philosophiques, [Recension des matières I], Tel Gallimard, 1975, page 13.

Remarquons que la première phrase de la proposition 7 des Remarques philosophiques de Wittgenstein est négative donc restrictive (cf. §10) et qu’elle indique une composition de trois fonctions : justification, description, représentation (cf. §11). Il y aura donc trois considérations pour cette première phrase.

1)     « Les conventions de la grammaire » ne proviennent pas d’une représentation, car ce sont les représentations qui sont produites par les conventions : la représentation « présuppose déjà les règles de la grammaire », c'est-à-dire un domaine de définition ou de validité qui la génère.

2)     Ce n’est pas une représentation qui contient une liste de descriptions mais ce sont les conventions qui suggèrent cette liste : une description ne contient jamais que ce que la convention peut y mettre.

3)     Et une justification est une argumentation détaillée : une description, certes, pourrait contenir un seul item. Mais toute description « de ce genre » conventionnel contient plusieurs éléments : si une cause suffit à la physique, une liste de détails est nécessaire à une justification, qui est un genre de cause.

Ainsi, une représentation est détaillée par la convention. Car la représentation tire son détail d’une convention. Par exemple, si je décris un tableau – une chaise, un lit, un chapeau de paille, une table, – je décris ce que la convention d’une certaine iconographie propose.

**

Où l’on voit Wittgenstein capable d’écrire des versets aussi denses que ceux que la Cabbale donne à commenter (car le chiffre 7…).

Mais ce qu’exprime Wittgenstein est simple : par exemple, ce sont les conventions vestimentaires, la mode, qui justifie les vêtements, et non pas nos vêtements qui font la mode. Les créateurs proposent de nouvelles représentations de temps en temps, mais il faut encore qu’elles prennent dans le public, dans l’air du temps qui préexiste. De sorte que justifier, décrire, détailler, signifie imposer, donner des consignes : les représentations sont imposées par les conventions, par les façons de parler. Pour vivre dans un monde de convention, il faut en décoder la grammaire : par exemple quand on déménage de l’Autriche vers l’Angleterre.

**

Ainsi, selon le §8, le consensus social est un genre d’imposition qui correspond à une justification des actes : fuir devant un coup de feu ou sur le signe de la main.

**

9. Les philosophes ont-ils toujours dit le non-sens ?

Ibidem page 14.

Est-ce que les philosophes ont toujours c'est-à-dire suffisamment démêlé les problèmes de cohérence des domaines de définition par lesquels, comme le dit par ailleurs Husserl dans la quatrième Recherche logique, le non-sens survient ; par exemple, un rond ou, un homme et est.

Partager cet article

Repost 0
Publié par DéfiTexte - dans Wittgenstein
commenter cet article

commentaires