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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 17:41

Une fois compris la mécanique des Recherches logiques, il reste l’ineffable plaisir de lire le style d’un merveilleux écrivain subtile et fin : voyez quel style, ce § 8… Car une contraction de texte défigure la beauté d’un absolu cerné par aucun trait en transfigurant l’ensemble, et estompe l’idéal de son mouvement en dissimulant ses nuances. Mais notre présupposé, compatible avec la pensée de Husserl, croyons-nous, est d’ouvrir le capot pour voir la mécanique des choses : voir l’objet logique qui soutient le phénomène.

Contraction du § 8. La caractéristique typique d’un « groupe de jugements, conçu comme système de prémisses » (p.19), c’est la loi c'est-à-dire l’argument, la raison pour laquelle les choses se font : « il ne suffit pas […] qu’il y ait des fondements », il faut encore qu’ils aient une forme de loi (p.18) c'est-à-dire que des arguments garantissent la légitimité, explicitent tout syllogisme (p.19). Chaque science a sa « norme de la forme » : la soumission « à une règle rend possible l’existence de sciences, d’un autre côté, l’indépendance de la forme par rapport au domaine des connaissances […] rend possible l’existence d’une épistémologie » (Husserl souligne). Nous interprétons ainsi : chaque science a son type d’argumentation la rendant possible, d’un autre côté, le fait qu’il y ait toujours argumentation rend possible l’épistémologie au sens de Husserl c'est-à-dire la découverte d’un objet logique, ici l’argument inhérent à la science.

Contraction du § 9. Sans vision des ensembles, on en reste à des éléments (1) ou l’on se prive de signification (transformations d’une source en image, cf. Frege) (p.22) : les signes demeurent univoques. « Dans la définition nominale, nous voyons donc un procédé méthodique auxiliaire pour consolider les fondements […] » : donner un nom à une chose, c’est associer un sens à une signification puis une méthode pour bâtir des ensembles. Le signifiant mis pour le signifié simplifie et rend exécutables « les opérations de fondement ». Sans le premier point (1) les éléments ne sont pas agencés « par un enchaînement de fondements » ; par exemple, la position d’une étoile implique l’ensemble « galaxie » (p 23). « Il est clair que tout progrès réel de la connaissance s’accomplit au moyen de fondements » (p.24).

Contraction du § 10. « La tâche de l’épistémologie sera donc ainsi de traiter des sciences en tant qu’unités systématiques de telle ou telle nature » quant à leur forme c'est-à-dire leur délimitation nette : les domaines et les procédés (p.25).

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Publié par DéfiTexte - dans Husserl
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