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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 14:27

Réécrit le 08/09/12

« Le travail de la science ne consiste pas en une création mais en une découverte de pensées vraies » : non pas une production de pensée mais une découverte de relations, non pas une sécrétion mais un pas vers l’intelligible.

Un pouvoir spirituel particulier, le pouvoir de penser, doit correspondre à l’acte de saisir la pensée. Penser ce n’est pas produire les pensées mais les saisir. Ce que j’ai appelé pensée entretient un rapport très étroit avec la vérité. Ce que j’admets pour vrai, ce que je juge vrai indépendamment du fait que j’admets sa vérité, ne dépend pas non plus du fait que j’y pense. Le fait qu’elle est pensée n’appartient pas à l’être vrai de la pensée.

Frege, Écrits logiques et philosophiques, [Recherches logiques], 1. La pensée, Seuil Points Essais page 191.

Définition

La pensée spirituelle et laïque est celle qui a le pouvoir d’intention, celui d’une valeur ajoutée, et ici, de conclure, d’ajouter l’acte.

Arguments

Le pouvoir spirituel de penser appartient encore au corps ; saisir la pensée est une valeur ajoutée spirituelle, ajoutée à la production du cerveau. J’ai le pouvoir si je suis en situation de produire ; l’acte de saisir se situe à la terminaison du processus : un sursaut intelligible à son couronnement. Lorsque la pensée saisit l’intelligible elle « entretient un rapport très étroit avec la vérité ». Par exemple, si la table est rouge, il s’agit encore de voir que cela est vrai en passant vers l’intelligible.

Arguments

Si le soleil se lève le matin, j’admets qu’il se lève ou j’admets qu’il est levé : le processus et la terminaison. Donc, j’admets pour vrai que par principe cosmologique il se lève indépendamment du moment où l’on peut raisonnablement dire, juger, qu’il est levé à telle heure. Raisonnablement : dès le dépassement d’une certaine limite. Car j’admets qu’il est levé dès l’aurore, puis en matinée, puis à midi : tout au long du processus, dès qu’il commence. Tous deux, le principe cosmologique et la limite sont indépendants « du fait que j’y pense ». La pensée n’appartient pas au vrai ainsi que le sensible n’appartient pas à l’intelligible ou le détail de ce qui se passe à son appréciation.

Distinction

On distingue saisir et produire comme l’ensemble et les éléments qui détaillent et développent l’ensemble ou comme la pensée et la pensée de la pensée.

Problème

Le spirituel est affaire de pouvoir c'est-à-dire d’une position stratégique sise dans l’intelligible : le sensible ne serait pas spirituel.

Enjeu

Dire la vérité est un travail de la science supplémentaire à l’énoncé, « c’est un événement dans le monde intérieur d’un être pensant » mais « elle n’abandonne pas le domaine de puissance de celui qui la communique » (Ibid. p.194, 195).

Rapprochement

Ibidem p.173 : « Je compte donc parmi les pensées ce qui est faux, tout comme ce qui est vrai. » Ibidem p.171 : « notre objet est la vérité dont la connaissance est le but assigné à la science ». Ibid. : L’opinion fausse et l’opinion vraie adviennent l’une comme l’autre selon des lois psychologiques » plutôt que logiques. Ibid. : « Mais on méconnaîtrait la tâche de la logique en ne donnant pas à la vérité la place qui lui est due. » Ibid. : « mais s’il s’agit de vérité la possibilité ne peut suffire. » Ibid. : « j’assignerai pour tâche à la logique de trouver les lois de l’être vrai, et non celles de l’acte d’opiner ou de penser » en n’estompant pas « les frontières entre psychologie et logique ». Ibidem p.175 : l’interrogation exprime une pensée sans la poser comme vraie tant qu’une réponse ne vienne affirmer. Ibidem p.176 : au théâtre, les affirmations n’ont jamais de valeur de vérité.

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Publié par DéfiTexte - dans Frege
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