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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 15:29

J’ai passé encore un moment fort agréable grâce aux questions de Philex ici : http://philex.over-blog.com/article-29307074.html

La politique n'est-elle que l'art de jouer avec les apparences ? Je relisais cette nuit (le rêve s’y mêlait) la dernière tirade de l’acte II du Hamlet de Shakespeare (GF p.302, surtout à la fin à partir de « j’ai ouï dire… »). Hamlet veut découvrir l’assassin de son père qui compose l’apparence d’un visage innocent : il prévoit de « frapper dans l’âme » le roi présumé assassin pour la voir et l’attraper, plutôt que le cœur. Et il prévoit pour cela une représentation théâtrale, une apparence représentée contre une apparence mensonge, sa représentation contre celle du roi : « cette pièce est la chose où j’attraperai la conscience du roi ». Shakespeare traite ici de l’apparence en politique, à la fois du mensonge du roi et du rôle de « quelque chose qui ressemble », comme peut-être la symétrie du monde des idées, en tant qu’action politique efficace traitant des consciences. La remarque que je voulais faire est celle-ci : la célèbre citation « être ou ne pas être, c’est là la question » qui vient à la suite p.304 de la prévision p.302 me semble vouloir dire que le problème de l’apparence en politique, posé de la sorte par Shakespeare, est celui de savoir s’il faut agir directement avec le fer ou bien avec la représentation des idées. Et « être ou ne pas être » s’interprète ainsi : soit l’être-fer, soit le non-être intellectuel, pour agir avec efficacité, telle est la question. Or, pour Shakespeare, l’apparence de la représentation est plus puissante que celle du mensonge. Voyez, même en politique, on se tourne vers la beauté d’une représentation. Donc, si la politique joue toujours avec le fer et parfois avec le mensonge, apparence du vrai, elle ne joue pas toujours avec les représentations, pourtant plus efficaces que le fer et toujours vraies en elles-mêmes.

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Publié par DéfiTexte - dans Esthétique
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