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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 19:35

Aujourd’hui, j’ai visité quelques blogs et lu quelques considérations classiques, trop classiques, sur les thèmes de la vérité, du spirituel, de l’être…

Je recopie trois de mes réactions face à ce classicisme afin que mes lecteurs puissent réagir : peut-on renouveler les choses ?

Vérité

Une tradition ancienne considère la vérité comme un objet, alors que la vérité peut être le moment ou le lieu de coïncidence, parfois métaphysique, d’un objet avec un autre.

Aujourd’hui, la vérité logique n’est plus un objet sensible, utile à la croyance, mais une coïncidence, comme x² = 1 si, et au moment où, x = 1 ou x = -1.

Pour l’insensible, on ne dit plus « x² = 1 est vrai » mais 1 et -1 sont les valeurs de vérité d’une affirmation, éternelles, logiques plutôt que physiques, pour une détermination.

Par exemple, « le soleil est chaud » : ce n’est pas l’affirmation de la chose limitée à des milliards d’années qui est vraie, mais le lieu, le moment, la circonstance de l’affirmation.

Ainsi, la vérité n’est plus sensible mais intelligible : est là quand on la cherche, si on la cherche, elle vaut indépendamment du sujet autant pour le discours que pour la chose.

Sans la discipline de considérer la vérité comme une découverte reproductible plutôt que comme une chose sensible ou bien utile, point de vie éternelle dans le monde de l’esprit.

Si x² = 1, x = 1 ou x = -1, mais je ne peux pas faire une expérience de cette réponse : il existe un monde des idées très accessible et sans influence ni expérience.

Ainsi, je peux effectuer des opérations avec l’esprit, écrire les hypothèses et les résultats, mais je ne peux pas manipuler -1, entier non naturel, ni même 1, insensible !

Tandis que si Dieu se manifeste, me parle, m’influence… j’en fais des expériences sensibles : il n’y a pas la même ambiance dans une mosquée, une église, une synagogue.

Spirituel

Dite-moi si je me trompe : l’éveil spirituel serait l’éveil à sa nature spirituelle, un éveil à une nature ou encore à « sa » nature ? Y aurait-il autant de natures que de natures propres ? A la nature de son corps physique ? Ou de ce qui est acquis par-dessus ou à côté de la nature de son corps ? Et il s’agit d’une nature complète, quelle qu’elle soit ; mais pour être complet, cette nature doit inclure le processus, le mouvement d’accès. Alors, l’éveil spirituel est (l’accès à) « nature », un objet, et à l’accès à (« nature »), un mouvement de conscience. Je vous prie de bien vouloir voir ici cet acte spirituel qui joue avec les parenthèses, qui accommode entre un trait (un accès) et un point (« nature »). Ainsi, pourriez-vous préciser si « l'atteinte de la compréhension véritable » est un objet, un mouvement, ou encore ce jeu logique, jeu de conscience, jeu métaphysique ? Parce que l’enjeu : je suis ou bien le possédant d’une nature ou bien un acteur qui y accède ou bien, disons, un logicien ou un métaphysicien (à préciser…) qui joue au-delà. Si vous ne vous déterminez pas ici, et si le vrai n’était que nature, sans être mouvement, et plus encore, sans être ce jeu profond, comment l’inconsistance serait-elle joie ?

Je témoigne : l’accès au spirituel implique travail profond.

Ontologie

Vous trouvez que la morale « n'est pas à la hauteur des vrais enjeux de notre temps » et vous ne savez « pas trop à quoi sert cette philosophie morale qui n'a ni l'ambition de fonder la possibilité d'une quelconque ontologie, ni celle d'ouvrir la voie à une rédemption du sens par la politique ».

Puis-je quelques premières remarques ? 1) l’ontologie ne participe pas à la politique, sauf si l’être est Dieu et que Dieu se mêle de politique, 2) la politique participe au sens sans rédemption : elle ne rachète pas nos fautes et n’échange rien mais sans doute impose. Donc, je ne vois pas qu’il y ait « une rédemption du sens par la politique », ni par la science politique, car la politique est une affaire de force pour maîtrise les forces ; mais je vois exactement le contraire : une rédemption de la politique par le sens lorsque la philosophie produit des idées. 3) En quoi la morale qui est une force faible (la politique est une force forte) peut-elle être une voie vers l’ontologie ? 4) Que veut dire « ontologie » car ce mot cache la complication du mot « être » : vous voulez dire « Dieu » ?

Puis-je remarquer aussi que l’on peut imaginer au moins deux ontologies ? Une ontologie extérieure qui considère l’être supérieur à nous, et une ontologie intérieure, qui considère l’être en nous ou au plus en coïncidence avec nous. Pour la première, Dieu supérieur est autant extérieur que n’importe quelle chose sensible inférieure ou égale à nous, même si Sa petite voix parle en nous.

Or, l’être est aussi au sens de Platon ce que l’esprit géomètre perçoit, ce que la conscience voit de l’œil de l’esprit : la droite qu’il convient d’ajouter pour démontrer le théorème de Pythagore, la diagonale irrationnelle qui double la surface d’un carré, et aujourd’hui, ce que la recherche philosophie produit depuis Meinong, Frege, etc. L’être est aussi intérieur, complètement intérieur ; c’est d’ailleurs aussi le sens de l’être primitif pour Heidegger ou scientifique pour Parménide.

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Publié par DéfiTexte - dans Rencontres
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Gindorff 13/03/2009 17:18

sur 'verité'Veritas est adaequatio rei et intellectus'

André Gindorff 13/03/2009 09:23

 Bonjour,L'ontologie étant l'étude de l'être en tant qu'être comprend tout être quel qu'il soit. L'être est une notion analogique; il ne faut pas en conclure qu'il existerait plusieurs ontologies, mais un rapport analogique entre les êtres du point de vue de être. Définir la nature du rapport consiste à inférer de l'être contingent , l'existence un être jouissant de l'aseité.Quant à la politique dont parle quelqu'un, elle est une action, un engagement, une conception de la société, une lutte d'influence.... toutes choses secondes au regard de l'ontologie,Pour ce qui est de l'éthique, on peut poser le lemme: l'éthique s'enracine dans l'ontologique.