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  • Auteurs étudiés en ce moment : Frege, Ecrits logiques et philosophiques ; Husserl, Recherches logiques ; Wittgenstein, Remarques philosophiques ; Aristote, Métaphysique.

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19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 12:36

Je travaille beaucoup mais je n’ai plus publié depuis longtemps ; or je rencontre des articles passionnants, que je twitte. Alors publions coûte que coûte pour supprimer la pub décidément insupportable de mon blog…

http://www.implications-philosophiques.org/actu    alite/une/%C2%AB-principe-de-contexte-%C2%BB-et-circonstances-de-frege-a-wittgenstein/

À la fois la description des notions irreprésentables, nature, liberté, et les notions représentables dépendent d’un contexte. Selon les synonymes, « pain » sera représenté selon le contexte par une baguette ou un gros morceau de glace (pain n’est pas un signe). C’est alors que, comme le dit Frege, « L’illusion [qu’un mot est représentable] vient de ce que nous considérons les mots pris isolément » : en oubliant le problème des synonymes que signalait déjà d’entrée Aristote dans l’Organon.

« Les mots n’ont donc de référence que dans le contexte de la proposition » ; s’ils ont une dénotation par eux-mêmes, ils doivent être précisés par le contexte pour pouvoir être vérifiés dans une proposition. Ce contexte correspond au domaine de définition d’une fonction mathématique. Le domaine de définition ce sont les conditions d’application, les conventions d’usage et non pas l’usage, les règles du jeu de notre langage (les conventions sont des jeux interculturels…).

L’ensemble valide des x de la fonction F(x) est ce domaine de définition sans lequel la fonction n’est pas une application. La logique cède la place à la psychologie si le débutant oublie de préciser que 1/x par exemple n’a de sens que dans un réel privé de zéro c’est-à-dire s’il ne se contraint pas à se situer dans un contexte qui l’oblige à regarder plutôt que de se laisser aller à l’« l’âme individuelle », à son désir, en rester à son élan (son économie propre). Un acquis psychologique élémentaire du prédateur permet de focaliser et ce faisant d’oublier les contraintes périphériques, sociales, conventionnelles, techniques, historiques, économiques. L’expression « pour ne pas attribuer aux mots, au lieu de références, des représentations » critique bien « l’intérieur de l’âme individuelle ».

Le contexte qui contraint donne un sens au mot « objectif » dans un contexte logique, mais aussi – dans une conjonction historique c’est-à-dire probable – le marxisme donnait ce sens en pratique à une situation économique donnée, conjoncturelle. Cependant par ailleurs, le marxisme rejetait le psychologique alors qu’il bâtissait une économie et imaginait la fin de l’histoire des contextes… Or ne croyez-vous pas que la logique peut aider à conceptualiser l’esthétique que nous avons du monde ? Frege était-il soumis à une esthétique sociale que Wittgenstein a aussi conceptualisée – en logique c’est-à-dire dans les formes ? Ou bien alors la logique ne vise pas notre monde.

Je crois que si l’on confond usage et convention, on confond la fonction et son domaine de définition (et le second avec le premier Wittgenstein). Et aussi : « circonstance », il me semble que ce sont les détails annexés à la chose dont on parle, tout ce qui en dépend ; je ne vois pas que « circonstance » (détails autour du sujet qui dépendent de lui) puisse remplacer « contexte » (ce dont le sujet et les détails dépendent).

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Publié par DéfiTexte - dans Rencontres
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